jeudi 10 janvier 2013

Lettre ouverte au ministre du redressement productif

Monsieur le Ministre,

J'imagine que vous recevez des dizaines, voire des centaines de courriers par jour, et peut-être même que plusieurs lettres ouvertes vous sont adressées chaque semaine. Le lectorat de ce blog est encore modeste, et je doute que cette lettre vous soit relayée. Mais j'espère qu'elle vous parviendra, car elle ne vise pas à vous demander de l'aide ou pour vous faire la morale, mais à vous proposer une solution.

Votre mission consiste à permettre à notre industrie nationale de retrouver un dynamisme qu'elle a progressivement perdu depuis les Trente Glorieuses. C'est un challenge redoutable, car les causes du problème sont bien connues.

Les causes


L'industrie regroupe des secteurs d'activité matures, dont les technologies et les méthodes évoluent plus lentement que les secteurs plus récents comme l'informatique. De ce fait, l'innovation n'y est que rarement récompensée, car l'entreprise qui innove prend un risque important pour une perspective de gain de compétitivité réduit vis-à-vis de ses concurrents.

Les suiveurs, qui laissent les entreprises pionnières essuyer les plâtres d'une innovation, sont en pratique favorisés, car il leur est souvent facile d'aligner leur technologie sur celle du leader. La propriété industrielle apportée par les brevets n'est dans ces cas-là qu'une barrière modeste et insuffisante, tant il est facile de contourner une innovation technologique à faible valeur ajoutée. Et sur un marché mature, les innovations technologiques véritablement ambitieuses, dites innovations de rupture, sont par nature bien plus rares que sur des secteurs très dynamiques car encore jeunes comme ceux de l'économie numérique.

Par conséquent, peu d'entreprises industrielles sont prêtes à se lancer dans l'innovation, et la seule alternative qu'il leur reste pour assurer leur survie est une lutte concurrentielle. Quand cette lutte se fait sur la qualité, c'est tant mieux, me direz-vous. Mais seules quelques entreprises de chaque secteur peuvent se positionner en leaders sur la qualité. Les autres sont alors obligées de se battre sur les coûts.

La lutte concurrentielle basée uniquement sur les coûts est un combat délétère, qui réduit la richesse produite par les entreprises qui s'y livrent : moins de qualité, un service réduit voire réduit à néant, bref une moindre création de valeur ajoutée. Le low-cost est une fausse amélioration pour le consommateur. C'est aussi un vecteur de régression sociale. Les salariés sont moins payés, plus stressés, la précarité s'accroît. Est-ce là le modèle vers lequel nous souhaitons nous diriger ? Connaissant votre positionnement politique, je doute fort que ce soit le démantèlement de notre système de protection sociale et de notre droit du travail, seuls leviers pour réduire le coût du travail, qui ait votre faveur.

De plus, c'est une évidence aujourd'hui, les entreprises françaises sont mal armées pour lutter sur les prix face à des entreprises basées dans des pays dont la main d’œuvre est bien moins chère. Je ne cherche pas à dénigrer ces pays, dont les habitants bénéficient de nos marchés et améliorent leurs conditions de vie bien plus vite que les nôtres ne se dégradent. Mais force est de constater que la lutte sur les prix nous est défavorable.

Ainsi, l'essentiel du tissu industriel français est sous la pression des bas prix de la concurrence internationale, contre laquelle nos industries sont désarmées. Les seuls échappatoires sont la qualité et l'innovation. La qualité ne sauvera qu'une fraction de nos entreprises, et pour un champion tricolore, combien d'entreprises ne pourront pas survivre face à la concurrence étrangère ? Combien de licenciements ? Et surtout, que va-t-il rester des secteurs stratégiques de l'industrie pour l'économie nationale ?

Reste l'innovation. Mais comme je l'évoquais précédemment, l'innovation dans l'industrie n'est pas aujourd'hui une arme de prédilection des entreprises. Le risque intrinsèque de l'innovation est trop élevé pour la plupart des PME face aux gains attendus.

Qu'une start-up (pardonnez mon anglicisme, mais le terme de jeune pousse me paraît relever d'une métaphore inadaptée) de 10 employés de 20 ans de moyenne d'âge, lançant un nouveau produit dans les réseaux sociaux, doive mettre la clé sous la porte après deux ans d'existence, rien de plus normal. C'est la vocation d'une start-up de prendre des risques, dont celui d'échouer.

Mais une entreprise familiale centenaire de mécano-soudure, employant 50 employés dont certains ont plus de 55 ans et d'autres ont des enfants en bas âge, ne peut se permettre de prendre le risque de faire faillite en se lançant dans un projet risqué. Prendre le risque d'innover est inaccessible à la plupart des PMI.

Ma solution


La solution que je propose est à la fois simple et moins coûteuse que toutes les aides à l'innovation que l'État ou les collectivités locales distribuent, avec un succès plus que modéré à mon sens.

Éliminez le risque de l'innovation pour les entreprises industrielles. Créez une assurance innovation d'État.

Je m'explique par un exemple. Lorsqu'un employé soumet une idée de projet innovant à son chef d'entreprise (et je vous assure que ce ne sont pas les idées qui manquent), et que le projet est très prometteur, le patron doit trouver les ressources pour lancer le projet tout en assurant la pérennité de son activité. Cela se traduit par de l'argent à investir, du personnel à affecter à ce projet (peut-être une embauche d'ingénieur), des dépenses de marketing, éventuellement un manque à gagner parce que le projet réquisitionne des machines et réduit la production... Globalement, il s'agit d'un effort important, notamment financier. Pour fixer les idées, disons qu'il lui faut trouver 200 000 €, et que le projet a un potentiel de chiffre d'affaires de 500 000 €.

Aujourd'hui, il peut obtenir des aides de l'État, qui se traduisent essentiellement par des prêts, éventuellement non remboursables en cas d'échec. Je ne connais pas toutes les aides possibles, mais au mieux le chef d'entreprise peut obtenir 50% de son besoin, soit 100 000 €. Reste donc autant à sa charge.

S'il n'a pas cette somme, il abandonnera évidemment le projet. S'il en dispose, il va peser le pour et le contre. Dans le cas le plus favorable, son entreprise va gagner 500 000 € de chiffre d'affaires, rembourser son prêt, et après retranchement de son investissement, l'entreprise gagne 300 000 €. L'État n'a rien perdu. Formidable.

Mais le patron ne peut raisonner que par rapport au cas le plus favorable. Un second cas, plus défavorable, est celui où le projet échoue rapidement (une impossibilité technique se présente). L'entreprise a perdu 100 000 €, et l'État également. Pas terrible, mais le chef d'entreprise savait qu'il avait ce risque.

Et enfin, le pire des scénarios est l'échec commercial. Le projet a été réussi techniquement, mais le nouveau produit ne se vend pas. Le succès technique du produit fait que l'entreprise doit rembourser son prêt à l'État, et elle perd en fait 200 000 €. Bref, tout se passe comme s'il n'y avait jamais eu d'aide. Ce type de situation est plus courant qu'on ne le croit, surtout en cette période de vaches maigres où les collectivités publiques cherchent à récupérer l'argent où ils le peuvent.

C'est donc un système d'aide dangereux pour l'entreprise, donc peu motivant, et de plus coûteux pour l'État, qui perd parfois l'argent prêté.

Imaginons que l'État assure l'innovation. Mettons que l'échec commercial a 20% de chances de se produire (ce type d'estimation est le métier des assureurs). L’État prête à l'entreprise l'intégralité de la somme à investir, soit 200 000 €.

Si le succès commercial est au rendez-vous, l'entreprise devra rembourser cette somme majorée d'une prime de risque de 20%, soit 240 000 €. J'insiste sur le succès commercial : il ne faut pas que le remboursement soit dû en cas de succès purement technique, sinon on perd tout l'intérêt du système. L'entreprise gagne donc 260 000 €, et l’État gagne donc 40 000 €.

Si au contraire, le projet échoue (techniquement ou commercialement), l'entreprise ne doit rien mais ne perd rien, et l'État perd 200 000 €.

Globalement, le risque d'échec a disparu pour l'entreprise, au prix d'une éventuelle prime de risque versée à l'État qui rogne un peu le bénéfice. C'est à mon sens une motivation forte pour innover de manière ambitieuse.

Concernant l'État, il risque de perdre de l'argent sur chaque projet, mais il risque aussi d'en gagner. Or ce qui fait la force des systèmes d'assurances, c'est la mutualisation : on gagne par les primes ce qu'on rembourse dans les sinistres. Et comme l'État a la capacité d'assurer un grand nombre de projets de ce type, en moyenne cette mesure ne coûte rien aux pouvoirs publics.

Voici donc ma solution : l'assurance innovation d'État ne coûterait rien et donnerait un véritable coup de fouet aux entreprises industrielles françaises qui en ont bien besoin.

Je note au passage que ce système existe en interne au sein des grands groupes, dans la mesure où ils peuvent disposer d'un portefeuille de projets suffisamment important pour pouvoir mutualiser le risque. Ils n'auraient donc guère intérêt à utiliser ce dispositif. Cette mesure favorise donc en priorité les PME.

Mon vœu


Je formule le vœu d'être entendu par vous, Monsieur le Ministre, car je pense que vous avez l'énergie et le pouvoir de porter un tel dispositif.

L'exemple que j'ai présenté ci-avant est simpliste, mais il capte la substance de la solution que je propose. Bien évidemment, le dispositif doit être développé pour être pleinement efficace. Notamment en terme d'évaluation du risque, de suivi des entreprises qui utiliseraient ce dispositif, de gestion spécifique des projets à la fois les plus ambitieux et les plus risqués. Je pense qu'il est facile de tirer parti des organismes déjà existant, comme OSEO, les pôles de compétitivité, les CCI ou encore les agences régionales de l'innovation, pour mettre en œuvre ce système.

Je me tiens à votre disposition, si vous le souhaitez, pour vous exposer plus en détail mes idées sur la question.

Dans l'attente d'un éventuel contact de vos collaborateurs ou de vous-même, je vous prie d'agréer l'expression de mes meilleures salutations.

Stéphane Gasser

26 commentaires:

  1. Bonjour,
    J'ai lu avec intérêt votre excellente idée. Comme je l'ai à différentes reprises expliqué dans le combat personnel que je mène, il existe un nombre de personnes qui ont des idées intéressantes dans cette vieille Europe.
    La problématique et vous l'avez bien écrit dès le début de votre lettre; Je ne sais pas si vous me lirez, est bien là le noeud vers la réussite du sujet, à savoir démontrer qu'il existe d'autres alternatives.
    Je comprends qu'un certain nombre de courriers parviennent aux élus,mais il est de leur devoir d'en prendre connaissance de chacun, c'est pour cela qu'ils sont été élus.
    Hors apparemment, selon mon expérience, le courrier est traité au bas de l'échelle et rejoint les caisses de carton poussièreuse sans jamais parvenir à l'intéressé.
    Dans mon cas, un projet à mettre en place et un objectif de plusieurs millions d'emplois ne représente donc rien du tout aux yeux du personnel qui trie le courrier. Il n'existe pas de chomeurs en Europe, c'est certainement une élucubration journalistique tel est donc la réponse qui m'est transmise puisque l'on propose que je m'adresse à l'office de l'emploi.....
    Bref, la phrase'vielle europe' lui va si bien. Je pense donc délocaliser ce concept vers d'autres régions du monde, plus ouverte à la créativité.
    Agréablement heureux de vous avoir lu.

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  2. Bonjour,

    Je vous remercie pour cette réflexion très pertinente et qui apporterait une solution à priori efficace à un problème d'actualité.
    Je vous souhaite d'être lu par le gouvernement.

    Jérémie CRIBIER

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  3. Bonjour

    Très bonne idée cette "assurance innovation"
    Poussons le concept jusqu'au bout : un assureur a comme impératif d'obtenir un équilibre primes perçues / sinistres réglés. Faisons la même chose avec OSEO : Le contribuable sort du jeu - il ne s'en plaindra pas ! -
    Les projets gagnants paient pour les échecs. Et OSEO affine son processus de sélection et de contrôle des projets financés de façon à réduire le taux de risque. Si en plus OSEO finance des actions d'accompagnement par des experts indépendants pour sécuriser les projets aidés, je suis candidat !!
    Soyons créatifs.
    En tout cas bravo pour la proposition

    Michel Estève

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  4. bonsoir,
    vous risquez de recevoir, comme moi, la lettre suivante:

    Monsieur,

    Vous avez bien voulu appeler l'attention de M. Arnaud Montebourg, Ministre du Redressement productif, sur le....................que vous développez.

    Le Ministre a pris bonne note de vos réflexions et vous remercie de l'en avoir rendu destinataire. Il m'a chargé de vous féliciter pour votre contribution au débat d'idées entre habitat et industrie.

    Je vous prie de croire............................

    Signé Christophe LANTOINE, chef de cabinet

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  5. Bonjour à tous,

    Vive le numérique, puis que le Cabinet du Ministre accuse bonne réception de votre lettre ouverte.

    je dis chapeau pour votre proposition et pour votre contribution aux débats.

    Moi-même, je travaille sur la création d'un produit innovant dont voici un avis "Bonjour,
    Je vous remercie de votre envoi.
    C'est un accessoire astucieux, qui je pense sera bien accueilli. Il est même curieux que les marques n'ai pas pensé à le faire. Je n'ai pas vérifié, mais il est sans doute nécessaire de sécuriser le dispositif par un lien compte tenu du prix d'un smartphone par rapport à une camera outdoor généralement protégée par un caisson. Un module anti-choc pourrait être intérressant… Inspirez-vous de Gopro pour les détails, ils ont tout testé dans les pires conditions…
    Tenez-moi au courant de l'avancement de votre projet.
    Très cordialement.
    Jacques Hémon"

    Je pense que si j'arrive à lui donner la personnalité souhaitée, c'est le type de produit que les américains vont adorer mais les européens aussi et ils représentent 70% à tous les deux (USA et EU) du marché mondial de la photo/vidéo en termes d'achats de matériels.

    J'ai écrit à M. MONTEBOURG, au Conseil Régional d'Ile de France, à Oséo et tout le monde s'en moquent de mon projet.

    http://www.centrefrancilien.com/2012/08/demande-de-subvention-aima.html

    J'en viens à votre proposition.

    Je pense que votre idée et toute idée ne peut pas être seulement portée par des entreprises mais également par des individus voire d'autres structures type association ...

    Ensuite, ce que vous proposez sauf erreur est une forme de subvention. Or, l'Etat n'a pas d'argent et/ou doit faire des économies car n'oublions pas, certes la compétitivité est un enjeu majeur mais la baisse des déficits également. Ok, s'il y a croissance on pourrait plus facilement réduire le déficit mais les prévisions ne vont pas dans ce sens. Je pense que l'Etat providence doit disparaitre au profit d'un acteur, une plateforme qui met en place les structures nécessaires pour que tous les projets voient le jour même si c'est un rêve pieux.

    Enfin, je pense et vous l'avez dit, c'est de rationaliser les dispositifs existants.

    En effet, je parle de l'Ile de France où les aides qui existent entre le CIR récupérable plusieurs années après (ce qui est anormal), les subventions de la Région Ile de France AIMA, AIR, AIXPE ...l'entreprise devrait pouvoir obtenir 200000€ mais à quel prix, quelles démarches ...?

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    1. Bonjour M. Hémon,

      Je crains que vous fassiez un contre-sens sur ma proposition :

      * ce n'est pas une subvention (ça ne coûte rien au contribuable) ;

      * l'assurance innovation a pour vocation de remplacer les aides actuelles (dont le CIR), donc à réaliser des économies pour l'État ;

      * et enfin, elle peut s'appuyer sur le personnel déjà existant (OSEO par exemple) sans créer de nouvelles structures.

      Bien à vous,

      SG

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  6. Tentez votre chance : http://www.redressement-productif.gouv.fr/assises-entrepreneuriat/boite-a-idees

    Anouar

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    1. Bonjour Anouar,

      merci du tuyau ! J'ai déjà soumis ma lettre au ministère, mais c'est certainement un autre canal à utiliser. Je m'empresse d'y poster mon idée.

      Bien à vous,

      SG

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  7. Bonjour,

    Bravo pour cette proposition, qui va incontestablement dans le bon sens. J'ajouterai que, faute de projets dans le contexte actuel, un nombre conséquent de chefs de projets hautement qualifiés sont sans travail. Les entreprises peuvent faire appel à ces compétences pour:
    * gérer le projet efficacement et avec méthode
    * calculer et minimiser les risques
    * gagner du temps
    * contrôler les coûts et éviter les dérapages
    * utiliser les compétences de façon transversale pour ne pas phagocyter les forces vives de l'entreprise
    * avoir un oeil extérieur
    * trouver les ressources externes si nécessaire
    * rapporter à la Direction et aux parties prenantes sur l'évolution du projet (réalisations, coût, reste à faire, issues problématiques, ...)
    * mettre tout le savoir-faire acquis au cours du projet à disposition de l'entreprise (knowledge mgmt).

    Cet appel à compétence peut être un plus dans ce partenariat, en contribuant à minimiser les risques.

    Maurice Bermes

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  8. Bonjour,

    Bonne idée que j'applaudis comme la majorité de commentaires. Je souhaite franchement que votre idée arrive jusqu'au plus haut niveau du ministère.
    Pour aider à ce que votre idée fasse son chemin, il me semble qu'il faut la faire connaître dans le milieu des PME-PMI pour qu'elle remonte aussi au ministère par le terrain. Je vais donc en parler sur la communauté Innovation de Viadéo.
    Autre piste passer par les services innovations des régions plus abordables et plus en contact direct avec les entreprises pour les sensibiliser à cette solution qu'ils pourront relayer vers leurs contacts dans le ministère.
    Pour compléter votre proposition, je pense qu'il serait intéressant de tester la solution avec des régions et entreprises volontaires et sur des petits projets qui ne bénéficient d'aucun soutien à l'heure actuelle et dont le retour sur investissement serait rapide. Ce qui permettrait de créer une dynamique avec peu de finance nécessaire et avec un retour d'informations rapide.
    Jean-Paul ROBERT-ROMPILLON.

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  9. L'innovation n'est hélas pas qu'un problème d'argent.

    Mon ancien patron a obtenu de l'argent d'Oseo alors même que la valeur innovante de son projet (un serveur Lamp sur une cle USB) était extrêmement faible. Sa PME de services et de sous-traitance ne produisait rien. Elle permettait seulement a de plus grandes entreprises de réduire leur couts sociaux.

    Aucun financement de l'innovation ne sera efficace si aucun expert n'est a même de juger de la valeur technique et commerciale d'une idée avant l'octroi des crédits/subventions et autres aides.

    Aucun financement de l'innovation ne sera efficace si les entrepreneurs doivent défendre seuls leurs projets/produits sans soutien extérieur.

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    1. Bonjour Sil,

      merci de ce retour. Vous soulevez un point important.

      Le caractère innovant ou non peut se mesurer par l'absence d'offre identique préalable sur le marché visé, ce qui nécessite une expertise marketing. Et la mesure du risque pris nécessite une expertise prudentielle.

      Donc, il faut un ou plusieurs experts en face de chaque demande pour que le système fonctionne au mieux.

      Mais ce qui m'embête, ce n'est pas tant que des gens peu innovants soient financés par l'État (en plus, mon système leur coûte plus cher que les prêts ou subventions actuels). C'est que des gens potentiellement innovants ne trouvent pas les moyens financiers pour mener leurs projet à terme.

      Et là, je crois apporter une vraie solution. Même si sa mise en pratique peut être teintée d'amateurisme au départ, l'idée est de pousser au projet. Quitte à ce que certains financent des projets peu innovants. Car cela ne doit rien coûter au final à l'État. Les primes s'ajusteront d'elles-mêmes.

      Bien à vous,

      SG

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  10. Bonjour,

    Ma tête,mes mains et mes sous ....

    Le résultat

    http://pau.cubano.perso.sfr.fr et les liens ....

    Pau Albert
    Inventeur et Auteur

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    1. Bonjour,

      quel est le sens de votre message ?

      Bien à vous,

      SG

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  11. Bonjour à tous,

    deux articles de blog critiquant mon idée :
    http://open-your-innovation.com/2013/01/20/francais-assurer-linnovation-erreur-sur-le-concept/
    et
    http://open-your-innovation.com/2013/01/11/francais-assurer-linnovation-innover-sans-risque-une-fausse-bonne-idee/

    Bien à vous,

    SG

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  12. Bonjour,

    Il pourrait, également, être intéressant de regarder les dispositifs mis en place pour l'export, et examiner ceux qui ont un bon ROI. Il y a des départements qui se sont réellement attelés au sujet. Résultat, en 10 ans ils sont passés d'un déficit commercial à un excédent soutenu. C'est bon pour la trésorerie : institutionnelle, entreprise, habitants. Chacun ou tout le monde y trouve son compte.
    Maîtriser ses dépenses sans tomber dans le cost killing est la difficulté. Car l'innovation pour se développer a besoin de marges de manoeuvre, sinon, pas de valeur ajoutée.

    FFS

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  13. En vous lisant, je me disais que le financement/l'assurance pourrait également être assuré par les grandes entreprises, qui, de toute façon, sont souvent bénéficiaires de ces innovations.

    Sandeman.

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  14. Bonjour,

    Les réponses sont sur mon site;

    http://pau.cubano.perso.sfr.fr/deuxoiseaux.html et
    jurisprudence.html

    Pau Albert

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    1. Bonjour,

      quel est le rapport entre vos démélés judiciaires et le mécanisme que je propose ici ?

      Bien à vous

      SG

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    2. Bonjour,

      L' innovation rarement récompensée est plus souvent contournée ou contrefaite …
      Inaccessible pour la plupart des PME PMI !!
      Mais il existe toujours le Concours Lépine … ex concours des tire bouchons ! ( les 30 glorieuses )
      Assurance innovation d'Etat … avec ou sans garanties juridique !
      L'INPI se vante d'avoir des Ingénieurs … les Magistrats spécialisés n'ont, officiellement, pas de formation technique !
      Le PARTICULIER qui vous lit, a innové (2 inventions) en parallèle de son métier dans une chambre à coucher d'un sixième étage ! Je ne suis sûrement pas le seul …!
      Nos responsables oublient que chaque citoyen est un trouveur potentiel ... mais il faut des ponts !
      Les subventions ne servent pas l'innovations mais des survies ...
      CONCLUSION
      Des idées primées qui dorment ... c'est du rayonnement en moins !
      Il n'y a que l' INPI et l' Hôtel des Médailles ... qui en profitent ...! 

      Pau Albert

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    3. Bonjour,

      si je comprends bien votre discours, vous pensez que quoi qu'on fasse, les PME seront toujours spoliées de leurs innovations. C'est bien ça ?

      SG

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  15. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

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  16. Le débat se prolonge sur le blog du groupe X-Open-Innovation : suivez le lien

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  17. "Cela se traduit par de l'argent à investir, du personnel à affecter à ce projet (peut-être une embauche d'ingénieur)"

    Soyons fous et envisageons également la possibilité d'embaucher un docteur, source d'innovation au même titre que l'ingénieur.

    Sinon j'aime assez votre vision des choses. Puissiez vous être entendu.

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    1. Bonjour,

      Certainement. J'en suis convaincu, étant moi-même docteur. Les petites et moyennes entreprises n'embauchent pas assez de docteurs et ne font pas assez appel à des doctorants pour démarrer un projet innovant. Vous avez parfaitement raison. C'est un débat légitime, et je soutiens toute démarche visant à promouvoir les docteurs dans le monde de l'entreprise.

      Mais je n'ai pas voulu encombrer la lettre ouverte de toutes les ouvertures possibles (embauche de docteurs, de marketeurs ou encore de commerciaux, appel à des consultants pour la réorganisation de l'entreprise, achat de prestations intellectuelles, crowdsourcing...), qui sont autant de sujets pertinents pour l'innovation dans l'industrie, mais qui risquaient de noyer le message essentiel de la lettre.

      Bien à vous,

      SG

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Bonjour,

je vous remercie de laisser un commentaire. Je vous invite à le signer de votre nom, ou éventuellement d'un pseudo, pour faciliter l'échange.

Bien à vous,

SG